Pharmacocinétique · mai 2026

CJC-1295 DAC vs no DAC : comparatif pharmacocinétique et paradigmes de recherche en 2026

Le CJC-1295 DAC vs no DAC, c’est la même base peptidique GHRH-(1-29) tétrasubstituée — mais deux pharmacocinétiques radicalement opposées. D’un côté la forme sans DAC, demi-vie ≈ 30 minutes, qui mime un pulse GHRH endogène. De l’autre la forme DAC, demi-vie 5,8-8,1 jours par liaison covalente à l’albumine sérique (Cys³⁴), qui crée un plateau soutenu avec IGF-1 élevé pendant 28 jours. Deux outils de recherche distincts, deux paradigmes expérimentaux différents. On décortique la pharmacocinétique granulaire (Teichman 2006, Ionescu 2006), la chimie du DAC, la désensibilisation du récepteur GHRH, les combos documentés avec l’ipamoréline, le statut WADA 2026, et le choix raisonné selon l’objectif d’étude.

Composition éditoriale scientifique split-screen montrant deux courbes de pharmacocinétique opposées CJC-1295 no DAC pulse court 30 minutes versus CJC-1295 DAC plateau soutenu 6 à 8 jours avec deux flacons distincts
CJC-1295 DAC vs no DAC : deux profils pharmacocinétiques radicalement distincts à partir d’une seule modification chimique covalente sur la Lys³⁰.

CJC-1295 DAC vs no DAC : la réponse en une ligne

Les deux peptides ont la même séquence centrale GHRH-(1-29) tétrasubstituée. Une seule différence chimique sépare leurs profils pharmacocinétiques : la présence ou non d’un linker maléimidopropionyl sur la Lys³⁰, capable de se lier covalemment à l’albumine sérique. Cette différence unique transforme un peptide à demi-vie de 30 minutes en peptide à demi-vie de 6-8 jours. Voici la carte d’identité comparée.

Carte d’identité moléculaire comparée

Paramètre CJC-1295 no DAC CJC-1295 DAC
Nom alternatif Mod-GRF (1-29), tétrasub-GRF CJC-1295 with DAC, drug affinity complex
Numéro CAS 446262-90-8 863288-34-0
Longueur 29 acides aminés 29 AA + linker MPA
Masse moléculaire ~3 367 Da ~3 647 Da (sans albumine)
Modifications communes D-Ala², Gln⁸, Ala¹⁵, Leu²⁷ D-Ala², Gln⁸, Ala¹⁵, Leu²⁷
Modification spécifique DAC Aucune Linker MPA en Lys³⁰ → Cys³⁴ albumine
Résistance DPP-4 Oui (D-Ala²) Oui (D-Ala²)
Liaison albumine plasmatique Non Covalente (thioether sur Cys³⁴)
Demi-vie plasmatique ≈ 30 minutes 5,8 à 8,1 jours (Teichman 2006)
Profil plasmatique Pulse court en cloche Plateau soutenu multi-jours
Pulsatilité GH préservée Oui (mime physiologique) Partiellement (Ionescu 2006)

Sur nos lots récents de CJC-1295 no DAC, la pureté HPLC est garantie ≥ 99 % avec confirmation LC-MS, zéro métaux lourds détectés, endotoxines sous 0,25 EU. Conditionnement scellé aluminium qualité laboratoire, Made in Europe avec traçabilité complète. Expédié le jour même depuis l’Europe.

La chimie du DAC : maléimidopropionyl, Cys³⁴ de l’albumine et thioether covalent

Comprendre la différence CJC-1295 DAC vs no DAC commence par cette section. Le « DAC » signifie Drug Affinity Complex, une technologie de bioconjugaison développée par ConjuChem Biotechnologies au début des années 2000 (travaux fondateurs de Bridon et Jette). Le principe est simple, l’implémentation est élégante.

Visualisation moléculaire 3D du peptide CJC-1295 avec son linker maléimidopropionyl docké sur le résidu cystéine 34 de l albumine sérique humaine formant une liaison thioether covalente, vs peptide no DAC libre dans le plasma
À gauche : CJC-1295 no DAC, peptide libre, sujet à clearance rénale rapide. À droite : CJC-1295 DAC, ancré covalemment à l’albumine via Cys³⁴, demi-vie ≈ celle de l’albumine (~19 jours).

Le linker maléimidopropionyl en détail

Le linker est un acide 3-maléimidopropionique (MPA) greffé sur la lysine en position 30 du peptide. Sa fonction maléimide est chimiquement réactive : elle se condense de manière sélective sur les thiols libres. Or l’albumine sérique humaine possède une cystéine libre en position 34 — la fameuse Cys³⁴ — qui est l’unique résidu thiol non-ponté de la molécule.

Le résultat de la rencontre : une liaison thioether covalente, irréversible et stable entre le maléimide du peptide et le soufre de la Cys³⁴ de l’albumine. Ce n’est pas une simple liaison ionique ou hydrogène — c’est un pont covalent durable. Le peptide est désormais physiquement ancré sur une protéine de transport plasmatique majeure.

Pourquoi cibler l’albumine ?

L’albumine sérique humaine n’est pas une cible choisie au hasard. Trois propriétés en font le véhicule idéal pour étendre la demi-vie d’un peptide :

  • Demi-vie endogène très longue : ≈ 19 jours en humain, vs minutes-heures pour un peptide libre
  • Concentration plasmatique élevée : 35-50 g/L, soit ~600 µM — large excès sur tout peptide thérapeutique
  • Recyclage actif via FcRn : le récepteur néonatal Fc protège l’albumine de la dégradation lysosomale et la renvoie en circulation

En tétanisant le peptide CJC-1295 à cette molécule géante (66 kDa vs 3,6 kDa pour le peptide), on lui transmet trois protections simultanées : protection contre la filtration rénale glomérulaire (le complexe dépasse largement le seuil de 60-70 kDa), protection contre les peptidases plasmatiques (le site de liaison enzymatique est masqué), et recyclage cellulaire via FcRn. La demi-vie passe de 30 minutes à 5,8-8,1 jours.

CJC-1295 DAC vs no DAC : pharmacocinétique granulaire comparée

C’est ici que la plupart des contenus francophones décrochent. Ils citent la demi-vie qualitativement (« 30 minutes » vs « 6-8 jours ») sans détailler les paramètres pharmacocinétiques qui structurent un protocole de recherche. Voici les chiffres publiés.

Tableau pharmacocinétique détaillé

Paramètre PK CJC-1295 no DAC CJC-1295 DAC Source
Demi-vie plasmatique (t½) ≈ 30 minutes 5,8 à 8,1 jours Teichman 2006
Tmax (pic plasmatique) 15 à 30 min 3 à 6 heures Teichman 2006
Durée action GH 2 à 3 heures ≥ 6 jours Teichman 2006
Amplitude GH (pic) 5 à 15 ng/mL au pic 2 à 10× baseline pendant 6+ j Teichman 2006
Cinétique IGF-1 Retour baseline en 24-48 h 1,5 à 3× baseline pendant 9-11 j (28 j en multidose) Teichman 2006
AUC GH (single dose) Limité à pulse aigu Dose-dépendante 200-400 % vs baseline 6 j Ionescu 2006
Pulsatilité GH préservée Oui (rythme physiologique) Oui partiellement (sur plateau élevé) Ionescu 2006
Cumul après doses répétées Aucun (clearance rapide) Oui — IGF-1 monte 28 j Teichman 2006
Fenêtre détection anti-doping 7 à 14 jours (biomarqueurs) 28+ jours (peptide direct + biomarqueurs) WADA 2026

Profils de release GH/IGF-1 publiés : pulse court vs plateau soutenu

Deux études fondatrices structurent la compréhension du CJC-1295 DAC vs no DAC. Elles méritent d’être lues attentivement parce qu’elles documentent des phénomènes physiologiques en partie contre-intuitifs.

Dataviz scientifique de courbes pharmacocinétiques superposées sur 14 jours montrant GH amplitude en pulses courts pour CJC-1295 no DAC versus plateau soutenu pour CJC-1295 DAC avec courbe IGF-1 progressive en pointillés vert émeraude
Cinétique comparée GH et IGF-1 sur 14 jours : pulses ondulatoires no DAC (rythme physiologique) vs plateau ondulé DAC (élévation soutenue, pulsatilité partiellement préservée), avec montée progressive d’IGF-1 caractéristique de la forme long-acting.

Teichman et al. (J Clin Endocrinol Metab 2006)

L’étude pivot. Phase 1, randomisée, double aveugle, contrôlée placebo, sur 68 adultes en bonne santé. Doses ascendantes de CJC-1295 DAC en sous-cutané. Suivi pharmacocinétique et pharmacodynamique sur 28 puis 49 jours. Conclusions publiées dans le JCEM (PMID 16352683) :

  • Élévations dose-dépendantes de la GH plasmatique moyenne de 2 à 10 fois au-dessus du baseline, pendant au moins 6 jours après une seule injection
  • Élévations d’IGF-1 de 1,5 à 3 fois pendant 9 à 11 jours après une seule injection
  • Demi-vie estimée du peptide : 5,8 à 8,1 jours
  • Après doses répétées : IGF-1 reste au-dessus du baseline pendant jusqu’à 28 jours
  • Doses 30 et 60 µg/kg bien tolérées, sans signal d’effet indésirable systémique

Ionescu & Frohman (J Clin Endocrinol Metab 2006)

L’étude qui a réglé une question conceptuelle importante. Avant Ionescu, l’hypothèse dominante était que l’exposure continue d’un GHRH agoniste devait écraser la pulsatilité physiologique de la GH et désensibiliser le récepteur en quelques heures. Ionescu et Frohman ont démontré exactement l’inverse :

  • Cohorte de 21 adultes en bonne santé, doses 30 à 120 µg/kg CJC-1295 DAC sous-cutané
  • Augmentation GH dose-dépendante jusqu’à 10× baseline sur 7 jours
  • IGF-1 1,5 à 3× sur la fenêtre 7 jours
  • Pulsatilité GH préservée malgré l’exposure continue : les pulses physiologiques restent visibles, simplement sur un plateau élevé
  • Mécanisme proposé : la machinerie hypothalamo-hypophysaire continue de générer les pulses de GHRH endogène, qui s’ajoutent au signal soutenu du CJC-1295 DAC sur le GHRH-R

Voilà pourquoi le CJC-1295 DAC est resté un outil pertinent en recherche pharmacologique malgré son profil pharmacocinétique a priori non-physiologique : il n’écrase pas la pulsatilité, il la maintient. C’est l’une des découvertes les plus solides du programme ConjuChem.

Quel paradigme expérimental pour quelle forme : tableau décisionnel

Le choix CJC-1295 DAC vs no DAC ne se résume pas à « long-acting vs short-acting ». Il dépend du type de question scientifique posée. Voici le tableau décisionnel issu de la littérature publiée.

Objectif d’étude Forme favorisée Pourquoi
Étude de pulse GHRH aigu mimant le pulse endogène No DAC Profil pharmacocinétique en cloche reproduit le pattern physiologique
Cinétique IGF-1 multi-jours (≥ 7 j) DAC Plateau soutenu sur 9-11 j (single dose) ou 28 j (multidose)
Étude de désensibilisation GHRH-R DAC Exposure continue documentée → modèles GRK/β-arrestine downregulation
Co-administration avec GHRP/GHS contrôlée en timing No DAC Permet d’aligner précisément les pulses des deux peptides (window 2-3 h)
Étude de pulsatilité préservée malgré agonisme continu DAC Phénomène Ionescu 2006, observable uniquement avec exposure soutenue
Modèle dose-réponse cumulatif (effet cumulé) DAC Accumulation IGF-1 lente jusqu’à 28 j décrite (Teichman 2006)
Modèle pulsatile court répété (3-7 pulses/jour) No DAC Demi-vie 30 min compatible avec dosage horaire programmé
Biomarqueur de longue traçabilité (tracer plasmatique) DAC Détectable plus de 28 jours en spectro-MS (WADA 2026)
Comparaison avec GHRH natif court (sermoréline, GRF 1-29) No DAC Profil PK comparable (pulse court) avec DPP-4-résistance ajoutée

Pour un panorama des familles peptidiques GHRH et GHRP, voir notre guide GHRH vs GHRP : comparatif des deux familles de sécrétagogues.

Désensibilisation du récepteur GHRH : le risque spécifique du CJC-1295 DAC

Sujet sous-traité dans les contenus francophones, mais central dans la conception d’un protocole de recherche multi-semaines avec CJC-1295 DAC. La forme no DAC, par son profil pulsatile, échappe largement à ce phénomène.

GHRH-R : un GPCR de classe B sujet à régulation

Le récepteur de la GHRH (GHRH-R) appartient à la famille des récepteurs couplés aux protéines G de classe B (sécrétine-like). Comme tous les GPCR, il est soumis à un mécanisme de régulation par phosphorylation et internalisation lorsqu’il est exposé de façon prolongée à son agoniste. La cascade documentée :

  • Phosphorylation du domaine intracellulaire par GRK (G protein-coupled receptor kinase) après activation soutenue
  • Recrutement de β-arrestine qui découple le récepteur de la protéine Gαs
  • Internalisation dans des vésicules de clathrine
  • Soit recyclage en surface (récupération en quelques heures), soit dégradation lysosomale (downregulation durable)
  • Diminution de la densité du GHRH-R fonctionnel à la membrane somatotrope
  • Blunting de la réponse GH aux stimulations ultérieures

Conséquences pratiques pour un protocole multi-semaines

Des données précliniques chez le rongeur (modèles d’exposure prolongée à des analogues GHRH) rapportent une diminution de la densité du GHRH-R hypophysaire et un émoussement progressif de la réponse GH après plusieurs semaines de stimulation continue. C’est précisément le risque que crée le CJC-1295 DAC à doses élevées sur des cycles longs : la première semaine produit une réponse maximale, mais la pente s’aplatit ensuite.

La stratégie classique en recherche pharmacologique pour contourner cette désensibilisation consiste à structurer les protocoles en cycles avec périodes de wash-out (typiquement 1-3 mois on / 2-3 mois off) — assez longues pour permettre au pool de GHRH-R de se reconstituer. La forme no DAC, par son profil pulsatile et son retour rapide à baseline entre les administrations, n’expose pratiquement jamais le récepteur à un agonisme prolongé et préserve sa réactivité.

Combinaisons documentées : CJC no DAC + ipamoréline vs CJC DAC + GHRP-2

La combinaison la plus étudiée en recherche pharmacologique reste CJC-1295 no DAC + ipamoréline. La rationale est claire : exploiter deux voies de signalisation parallèles (GHRH-R et GHS-R1a) qui convergent toutes deux vers la sécrétion de GH par les somatotropes hypophysaires, en restant dans un timing physiologique compatible.

Le combo physiologique : no DAC + ipamoréline

Les voies de signalisation impliquées sont distinctes mais convergentes :

  • CJC-1295 no DAC → GHRH-R → Gαs → adénylyl cyclase → AMPc → PKA → exocytose des vésicules de GH
  • Ipamoréline → GHS-R1a → Gαq → PLC → IP₃ → libération Ca²⁺ intracellulaire → exocytose des vésicules de GH

Les deux signaux activent des cascades parallèles qui se complètent : l’AMPc augmente la sensibilité du calcium intracellulaire à déclencher l’exocytose, et le calcium amplifie la réponse cellulaire mise en place par l’AMPc. C’est ce qu’on appelle un effet supra-additif : la GH libérée n’est pas simplement la somme des deux signaux pris séparément, elle peut atteindre jusqu’à 10× l’amplitude d’une stimulation simple. Les profils pharmacocinétiques sont compatibles (les deux peptides ont des demi-vies de 30 min à 2 h, leurs pics plasmatiques s’alignent).

Pour le détail mécanistique de l’ipamoréline et sa sélectivité GHS-R1a documentée, voir Ipamoréline : pharmacologie et sélectivité GHS-R1a. Le combo prêt à reconstituer est disponible chez FP : CJC-1295 + ipamoréline.

Pourquoi le combo DAC + GHRP est non-physiologique

La combinaison CJC-1295 DAC + GHRP-2 (ou + ipamoréline) est plus discutée dans la littérature mais reste pertinente pour certains paradigmes de recherche. Le défi est que les deux peptides ont des demi-vies radicalement différentes : 6-8 jours pour le DAC versus 30 minutes pour la GHRP. La synergie supra-additive observée en aigu se traduit difficilement sur le long-acting :

  • Le plateau DAC stimule le GHRH-R en permanence
  • Le pulse GHRP créé une sur-stimulation transitoire de la voie GHS-R1a
  • Au moment du pic GHRP, la synergie est maximale (similaire au combo no DAC + GHRP)
  • Entre les pulses GHRP, seule la voie GHRH-R reste active — sans synergie
  • L’effet net est une moyenne pondérée : modérément amplifié, sans la précision physiologique du combo no DAC + ipa

Conséquence : pour étudier la synergie GHRH/GHRP en conditions physiologiques contrôlées, le combo no DAC + ipamoréline reste le standard. Pour étudier la cinétique IGF-1 multi-semaines sous stimulation soutenue, le DAC seul (sans GHRP) est plus interprétable.

Statut réglementaire 2026, qualité analytique et coût comparé pour un protocole de recherche

Statut réglementaire France et Union Européenne en 2026

Juridiction Statut CJC-1295 (DAC et no DAC)
FDA (États-Unis) Pas d’AMM. Phase II interrompue ConjuChem ~2010-2012. Statut investigational research-only.
EMA (Union Européenne) Aucune AMM centralisée. Pas de médicament autorisé.
ANSM (France) Pas d’AMM, pas de remboursement, non commercialisé en pharmacie. Distribution exclusivement en research grade pour usage in vitro.
WADA 2026 Prohibited List Catégorie S2 (Peptide Hormones, Growth Factors). Interdit en compétition et hors compétition. Détection 28+ jours pour la forme DAC.

Qualité analytique : ce qu’un research grade sérieux doit garantir

  • Pureté HPLC ≥ 99 % avec confirmation LC-MS du peptide attendu
  • Confirmation de la modification DAC (pour la forme DAC) par spectrométrie de masse haute résolution — vérification de la présence du linker maléimidopropionyl
  • Endotoxines < 0,25 EU par dosage LAL (Limulus Amebocyte Lysate)
  • Métaux lourds non détectés (ICP-MS)
  • Teneur en eau résiduelle < 8 % pour un lyophilisat stable (Karl Fischer)
  • CoA (Certificate of Analysis) daté et associé au numéro de lot, disponible sur demande
  • Conditionnement scellé aluminium qualité laboratoire, traçabilité Made in Europe

Coût comparé d’un protocole de recherche standard

Paradigme expérimental Forme Quantité 4 semaines Coût indicatif
Pulses courts 5 j/sem × 4 sem (CJC seul) No DAC 10-15 mg total ~70-100 €
Pulses courts 5 j/sem × 4 sem (combo + Ipa) No DAC + ipamoréline (blend) 10 mg blend ~62 € par flacon
Cinétique long-acting 1 dose/sem × 4 sem DAC 8-12 mg total Variable selon fournisseur (research grade)

Sur nos lots récents, le CJC-1295 no DAC est disponible en 5 mg (35 €) ou 10 mg (65 €) — voir la fiche CJC-1295 research grade. Pour le combo prêt à reconstituer, la fiche CJC-1295 + ipamoréline propose 10 mg blend à 62 €. Pureté HPLC ≥ 99 % garantie avec confirmation LC-MS, CoA disponible sur demande, expédié le jour même depuis l’Europe.

Pour le panorama complet des analogues GHRH (CJC, tésamoréline, sermoréline), consulter notre science de la tésamoréline et famille GHRH, ainsi que le guide complet d’achat CJC-1295 DAC research grade.

Sources scientifiques peer-reviewed citées

  1. Teichman SL, Neale A, Lawrence B, Gagnon C, Castaigne JP, Frohman LA. Prolonged stimulation of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone, in healthy adults. J Clin Endocrinol Metab. 2006 ; 91(3):799-805. PMID 16352683
  2. Ionescu M, Frohman LA. Pulsatile secretion of growth hormone (GH) persists during continuous stimulation by CJC-1295, a long-acting GH-releasing hormone analog. J Clin Endocrinol Metab. 2006 ; 91(12):4792-4797. PMID 17018654
  3. Alba M, Fintini D, Sagazio A, et al. Once-daily administration of CJC-1295, a long-acting growth hormone-releasing hormone (GHRH) analog, normalizes growth in the GHRH knockout mouse. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2006. PMID 16822960
  4. Sackmann-Sala L, Ding J, Frohman LA, Kopchick JJ. Activation of the GH/IGF-1 axis by CJC-1295, a long-acting GHRH analog, results in serum protein profile changes in normal adult subjects. Growth Horm IGF Res. 2009. PMID 19386527
  5. Jette L, Léger R, Thibaudeau K, et al. Human growth hormone-releasing factor (hGRF)1-29-albumin bioconjugates activate the GRF receptor on the anterior pituitary in rats : identification of CJC-1295 as a long-lasting GRF analog. Endocrinology. 2005 ; 146(7):3052-3058. Travaux fondateurs sur la chimie DAC. PMID 15817669
  6. Sigalos JT, Pastuszak AW. The Safety and Efficacy of Growth Hormone Secretagogues. Sex Med Rev. 2018 ; 6(1):45-53. Review générale des sécrétagogues GH incluant CJC-1295.
  7. Pinyot A, Nikolovski Z, Bosch J, et al. Quantitative determination of recombinant CJC-1295 in human plasma by liquid chromatography-tandem mass spectrometry. J Pharm Biomed Anal. 2014. Méthodes analytiques de détection anti-doping.
  8. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List — International Standard. Section S2 : Peptide Hormones, Growth Factors and Related Substances. CJC-1293 et CJC-1295 explicitement listés. wada-ama.org/prohibited-list
  9. Bridon DP, Robitaille M, Castaigne JP. Drug Affinity Complex (DAC) technology platform. ConjuChem Biotechnologies. Travaux de développement bio-conjugaison albumine 2003-2008.
  10. Wikipedia contributors. CJC-1295. Wikipedia, The Free Encyclopedia. Synthèse de la littérature et chronologie du développement clinique. Lien

FAQ — questions fréquentes sur CJC-1295 DAC vs no DAC

Quelle est la vraie différence chimique entre CJC-1295 DAC vs no DAC ?
Les deux peptides partagent un squelette GHRH-(1-29) tétrasubstitué (D-Ala², Gln⁸, Ala¹⁵, Leu²⁷) qui leur confère une résistance à la dégradation par la DPP-4. La seule différence chimique réside dans la forme DAC, qui ajoute un linker acide 3-maléimidopropionique (MPA) en position Lys³⁰ du peptide. Cette fonction maléimide forme une liaison covalente thioether avec la cystéine 34 de l’albumine sérique humaine, ancrant le peptide à l’albumine. La forme no DAC n’a pas ce linker et reste un peptide libre dans le plasma.
Pourquoi la demi-vie du CJC-1295 DAC est-elle de 6-8 jours alors que celle du no DAC est de 30 minutes ?
Parce que la forme DAC est ancrée covalemment à l’albumine sérique, qui a elle-même une demi-vie endogène d’environ 19 jours en humain. Le peptide hérite des protections de l’albumine : protection contre la filtration rénale glomérulaire (taille du complexe ~70 kDa, au-dessus du seuil de filtration), protection contre les peptidases plasmatiques (site enzymatique masqué), et recyclage cellulaire via le récepteur néonatal FcRn. La demi-vie publiée par Teichman et al. (JCEM 2006) est de 5,8 à 8,1 jours en humain. La forme no DAC, sans ce tethering, est rapidement clearée par filtration rénale, d’où sa demi-vie de 30 minutes.
CJC-1295 DAC vs no DAC : lequel choisir pour un protocole de recherche multi-semaines ?
Cela dépend de la question scientifique posée. Pour étudier la cinétique IGF-1 sur 2-4 semaines avec un nombre minimum d’administrations, la forme DAC est plus adaptée (Teichman 2006 documente une élévation IGF-1 jusqu’à 28 jours après doses répétées). Pour étudier la pulsatilité physiologique GH ou pour co-administrer avec un GHRP/GHS dans un timing contrôlé, la forme no DAC reste le standard parce qu’elle reproduit le profil pharmacocinétique en cloche du GHRH endogène. Pour un protocole multi-semaines avec la forme DAC, anticiper la désensibilisation progressive du récepteur GHRH-R et structurer le design en cycles avec wash-out.
Que dit la littérature sur la pulsatilité GH avec CJC-1295 DAC en exposure continue ?
Ionescu et Frohman (JCEM 2006, PMID 17018654) ont publié une donnée contre-intuitive importante : la pulsatilité physiologique de la GH est préservée malgré la stimulation continue du GHRH-R par le CJC-1295 DAC. Les pulses endogènes restent visibles dans le profil GH 24 h, simplement superposés sur un plateau élevé. Mécanisme proposé : la machinerie hypothalamique continue à générer ses pulses de GHRH endogène, qui s’additionnent au signal soutenu du peptide DAC. C’est l’une des raisons pour lesquelles le CJC-1295 DAC est resté pertinent comme outil de recherche pharmacologique malgré son profil pharmacocinétique a priori non-physiologique.
Le CJC-1295 (DAC ou no DAC) est-il interdit par la WADA en 2026 ?
Oui, les deux formes. La liste WADA 2026 (Prohibited List Section S2 — Peptide Hormones, Growth Factors and Related Substances) interdit explicitement la GHRH et ses analogues, citant nommément CJC-1293, CJC-1295, sermoréline et tésamoréline, ainsi que les sécrétagogues de l’hormone de croissance (GHS). La liste 2026 a en outre ajouté un langage de fermeture de loophole stipulant que « toute substance avec une structure chimique similaire ou un effet biologique similaire » tombe sous la même interdiction. La détection est possible 28+ jours pour la forme DAC (peptide direct + biomarqueurs IGF-1 élevée) et 7-14 jours pour la forme no DAC (biomarqueurs seulement).

CJC-1295 research grade — disponible chez French Peptides

Lyophilisat 5 mg ou 10 mg, pureté HPLC ≥ 99 % confirmée par LC-MS, conditionnement scellé aluminium qualité laboratoire, Made in Europe avec traçabilité complète, CoA disponible sur demande. Expédié le jour même depuis l’Europe. Combo CJC-1295 + ipamoréline également disponible en blend prêt à reconstituer.

Voir la fiche CJC-1295


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