CJC-1295 dosage : guide pharmacocinétique 2026, DAC versus no DAC, paliers documentés et reconstitution reproductible
CJC-1295 existe en deux versions qui se ressemblent dans le nom mais qui n’ont rien de comparable en pharmacologie. La forme avec DAC (Drug Affinity Complex) tient 5,8 à 8,1 jours dans le sang. La forme sans DAC tombe à 30 minutes. Les paliers d’escalade documentés par Teichman et collègues en 2006 vont de 30 à 250 µg/kg avec une linéarité qui décroche au-delà de 125 µg/kg. Voilà ce que la littérature rapporte vraiment, pas ce qu’on lit sur les forums.
CJC-1295 dosage : la grille de paliers documentés en littérature recherche
La réponse courte tient en un tableau, qu’il faut savoir lire correctement avant de décider d’un protocole expérimental.
| Variante | Demi-vie plasma | Palier rapporté | Profil GH |
|---|---|---|---|
| CJC-1295 with DAC | 5,8 à 8,1 jours | 30 à 60 µg/kg single dose | Continu, IGF-1 sur 28 j en multi |
| CJC-1295 with DAC | 5,8 à 8,1 jours | 125 µg/kg single dose | Élévation soutenue 5-7 j |
| CJC-1295 with DAC | 5,8 à 8,1 jours | 250 µg/kg single dose | Effet plus long, non-linéarité |
| CJC-1295 no DAC (Mod GRF 1-29) | ~30 minutes | ~100 µg administration unique | Pic 1-2h, retour baseline ~3h |
| Combo CJC + Ipamorelin | DAC ou no DAC selon protocole | 100 µg + 100 µg | AUC GH 2-4× monothérapie |
Les données chiffrées proviennent de l’essai phase 1 dose-escalation de Teichman et collègues publié dans JCEM en 2006 chez 21 volontaires sains adultes (Teichman 2006). C’est la référence princeps pour la pharmacocinétique humaine du CJC-1295 with DAC, et toutes les autres sources qu’on trouve sur les forums ou les blogs concurrents en sont des dérivés plus ou moins déformés.
DAC versus no DAC : une seule lettre, deux pharmacologies opposées
Le DAC (Drug Affinity Complex) est un bras chimique greffé sur la séquence GRF 1-29 modifiée. C’est un groupement maléimide qui forme une liaison covalente avec un résidu cystéine de l’albumine sérique humaine. Concrètement : le peptide se fixe sur l’albumine, et l’albumine sert de carrier circulant. C’est ce qui transforme une demi-vie de 30 minutes (no DAC) en une demi-vie de 5,8 à 8,1 jours (with DAC).
CJC-1295 with DAC : élévation continue
Le profil pharmacocinétique with DAC est celui d’un médicament dépôt. Une injection sous-cutanée hebdomadaire suffit à maintenir une concentration plasmatique active. Conséquences expérimentales : la GH n’est plus libérée en pulses physiologiques, elle est élevée de manière continue. Pour des études chroniques sur l’IGF-1, c’est avantageux. Pour des études qui cherchent à préserver le pattern pulsatile naturel de la GH, c’est un défaut majeur.
Teichman a quantifié l’effet en multi-doses : avec un palier 60 µg/kg administré chaque semaine sur 4 semaines, l’IGF-1 reste élevé au-dessus de la baseline jusqu’à 28 jours, avec un effet cumulatif net entre la dose 1 et la dose 3. Au-delà de 125 µg/kg en single dose, la relation dose-réponse devient non-linéaire et la sécurité se dégrade : on observe rougeur au site d’injection, sensations de fatigue prolongée, et signaux glycémiques à surveiller.
CJC-1295 no DAC (Mod GRF 1-29) : pulsatile physiologique
Sans le bras DAC, le peptide n’a aucune liaison à l’albumine. Il est dégradé rapidement par la DPP-IV et clairé. Demi-vie pratiquement identique à celle du Sermorelin natif, autour de 30 minutes. C’est ce qu’on appelle aussi Mod GRF 1-29 dans la littérature pour souligner qu’il s’agit de la même molécule modifiée, juste sans le DAC.
Profil GH : un pic clair en 60-90 minutes après administration, retour à la baseline en 2-3h. C’est ce qui le rend pertinent pour étudier la libération pulsatile de GH endogène, parce que chaque administration recrée une fenêtre de stimulation contrôlée sans saturer le système. Les protocoles classiques en recherche utilisent 100 µg administrés 2 à 3 fois par jour, avec une dose au coucher pour s’aligner sur le pic GH du sommeil profond.
Reconstitution reproductible : la math qu’aucun protocole sérieux ne peut zapper
Faisons le calcul concret pour un flacon de CJC-1295 5 mg, format standard recherche.
On part avec 5 mg de peptide lyophilisé (5 000 µg). On reconstitue avec 2 mL d’eau bactériostatique stérile. La concentration finale est de 2,5 mg/mL, ou 2 500 µg/mL. Sur une seringue insuline graduée U-100 (100 unités = 1 mL), chaque unité représente donc 25 µg de peptide.
Pour un palier de 100 µg, on prélève 4 unités. Pour 60 µg, on prélève 2,4 unités. Pour 30 µg, on prélève 1,2 unité. Voilà le tableau de conversion qu’un protocole reproductible doit absolument avoir noté avant la première administration :
| Palier cible | Volume seringue U-100 | Concentration référence | Doses par flacon 5 mg |
|---|---|---|---|
| 30 µg | 1,2 unité (12 µL) | 2,5 mg/mL | ~166 doses |
| 60 µg | 2,4 unités (24 µL) | 2,5 mg/mL | ~83 doses |
| 100 µg | 4 unités (40 µL) | 2,5 mg/mL | ~50 doses |
| 125 µg | 5 unités (50 µL) | 2,5 mg/mL | ~40 doses |
| 200 µg | 8 unités (80 µL) | 2,5 mg/mL | ~25 doses |
Pour aller plus loin sur la méthodologie de reconstitution générale, voir le guide reconstitution peptides recherche avec tableau de dosages.
Teichman 2006 : ce que dit vraiment l’essai dose-escalation princeps
L’essai phase 1 publié dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism en mars 2006 reste la référence pharmacologique humaine pour le CJC-1295 with DAC. Voici les chiffres exacts qu’il faut retenir, pas la version romancée des forums.
Design de l’étude
Étude randomisée double-aveugle contre placebo. 21 volontaires sains adultes (21-61 ans), répartis sur deux sous-études : la première en single-dose escalation à 30, 60, 125 et 250 µg/kg ; la seconde en doses multiples hebdomadaires ou bihebdomadaires sur 4 semaines avec deux paliers fixes.
Résultats single-dose
- Demi-vie d’élimination plasmatique : 5,8 à 8,1 jours selon le palier. Pas de différence significative entre les paliers en termes de demi-vie elle-même : c’est le même processus de dégradation albumine-dépendant.
- GH plasmatique : élévation 2 à 10 fois la baseline maintenue ≥ 6 jours, dose-dépendante.
- IGF-1 sérique : élévation 1,5 à 3 fois la baseline maintenue 9 à 11 jours, dose-dépendante avec saturation au-delà de 125 µg/kg.
- Sécurité optimale : aux paliers 30 et 60 µg/kg. Tolérance bonne, pas d’événement indésirable grave.
- Non-linéarité : au palier 250 µg/kg, l’effet n’est pas proportionnellement plus important qu’à 125. Saturation du système IGF-1 ou du carrier albumine probable.
Résultats multi-dose
Avec 60 µg/kg administré chaque semaine sur 4 semaines, l’IGF-1 reste élevé en plateau au-dessus de la baseline jusqu’à 28 jours après la première dose. Effet cumulatif entre les administrations 1 et 3, puis quasi-stable. C’est ce qu’on appelle “atteindre le steady state pharmacologique” dans la pratique.
Une étude complémentaire de Ferdinandi et collègues publiée en 2009 dans Endocrine a documenté les effets sur le profil protéique sérique : élévation de marqueurs métaboliques compatibles avec une activation chronique de l’axe GH/IGF-1 et modification de protéines hépatiques connues comme cibles GH-dépendantes (Ferdinandi 2009, PMC2787983). Cette publication est rarement citée par les blogs concurrents, et c’est elle qui apporte la couche biochimique aux paliers Teichman.
Combo CJC-1295 + Ipamorelin : 2 à 4 fois l’AUC monothérapie
Les données précliniques sur l’association d’un GHRH-analogue avec un GHS-R1a-agoniste sélectif sont éloquentes. Dans des modèles porcins, la co-administration produit une AUC GH 2 à 4 fois supérieure versus chaque composé en monothérapie, avec un effet additif à synergique selon le timing.
Pourquoi ce n’est pas une simple addition
Le CJC-1295 active le récepteur GHRH-R via la voie Gαs/cAMP/PKA. Cette voie augmente la transcription du gène GH et amorce le pool intracellulaire de GH stockée dans les vésicules. L’Ipamorelin active le récepteur GHS-R1a via la voie Gαq/PLC/IP3/Ca²⁺. Cette voie déclenche l’exocytose des vésicules GH déjà mobilisées.
Conséquence : si on administre seulement le CJC-1295, on amorce le pool GH mais on ne le décharge que progressivement selon les pulses GHRH endogènes. Si on administre seulement l’Ipamorelin, on décharge ce qui existe mais on ne réamorce pas. Si on combine, on amorce ET on décharge, ce qui produit cette AUC 2-4× supérieure documentée.
Protocole combo type en littérature
Les protocoles précliniques typiques utilisent 100 µg de CJC-1295 no DAC + 100 µg d’Ipamorelin, administrés ensemble en sous-cutané, 2 à 3 fois par jour. Une administration au coucher est souvent privilégiée parce que la fenêtre nocturne capitalise sur le pic GH naturel du sommeil lent profond. Les données rapportées par Spartan et Innerbody sur 2025-2026 mentionnent une élévation IGF-1 environ 40 % supérieure quand l’administration nocturne est respectée.
Côté pratique, le combo pré-formulé CJC-1295 + Ipamorelin 10 mg simplifie la reconstitution : 5 mg de chaque dans un même flacon, 2,5 mL d’eau bactériostatique donne 4 mg/mL de combo total (2 mg/mL de chaque composé). Sur seringue U-100, 5 unités délivrent 100 µg de chaque, soit 50 µL de volume.
Stack triple : CJC + GHRP-2 ou CJC + GHRP-6, ce que la littérature dit (et ne dit pas)
Question récurrente sur les forums : peut-on stack CJC-1295 + Ipamorelin + GHRP-2 simultanément ? Que dit la littérature ?
Réponse honnête : très peu de chose. La quasi-totalité des données peer-reviewed porte sur des combos à deux composés : un GHRH-analogue + un GHS-R1a-agoniste. L’extrapolation à un triple stack relève davantage de l’empirisme communautaire que de la science publiée. Et il y a une raison mécanistique simple : Ipamorelin et GHRP-2 ciblent le même récepteur (GHS-R1a). Ajouter GHRP-2 par-dessus l’Ipamorelin ne fait qu’occuper davantage le même verrou.
L’avantage théorique invoqué dans les forums (orexigène GHRP-6, anabolique GHRP-2) sort des effets off-target distincts : GHRP-6 stimule fortement l’appétit, GHRP-2 élève cortisol et prolactine plus que l’Ipamorelin. Mais ces effets sont précisément ceux qu’on cherche à éviter en recherche moderne sur l’axe GH propre. Si l’objectif est d’isoler la sécrétion GH sans bruit endocrinien, le combo CJC + Ipamorelin reste le standard scientifique. Le triple stack est marginal et mal documenté.
5 pièges dosage CJC-1295 que les protocoles brouillon laissent passer
1 : Confondre with DAC et no DAC dans la fréquence d’administration
Erreur classique : protocole prévu pour with DAC (1×/semaine, accumulation albumine) appliqué à un flacon no DAC. Résultat : pic GH unique de 2-3h puis rien pendant 6 jours. À l’inverse, no DAC dosé 1×/semaine donne un protocole sans aucune cohérence biologique.
2 : Acheter un flacon “10 mg” qui contient 6-7 mg réels
Sur les peptides bas-coût, on observe une pratique récurrente : le poids total inclut les cryoprotecteurs (mannitol, sucrose) ajoutés en lyophilisation. Un flacon “10 mg” peut contenir 6 à 7 mg de peptide actif et 3 à 4 mg de mannitol. Pour un protocole quantitatif, le contenu peptide net doit être documenté dans le CoA. Sans CoA, c’est non.
3 : Reconstitution avec eau distillée au lieu de bactériostatique
L’eau bactériostatique contient 0,9 % d’alcool benzylique, qui inhibe la croissance bactérienne sur 28 jours à +4 °C. L’eau distillée stérile sans agent bactériostatique limite la conservation reconstituée à environ 7 jours. Pour un flacon 5 mg utilisé en doses 100 µg, ça représente 50 doses sur ~4 semaines, donc l’eau bactériostatique est obligatoire si on ne veut pas jeter du peptide.
4 : Stocker reconstitué à température ambiante
Les peptides reconstitués sont stables à +4 °C (frigo standard, pas le congélateur). À température ambiante, la dégradation hydrolytique s’accélère et l’activité chute en quelques jours. Les flacons non reconstitués (lyophilisat) tiennent 24 mois à -20 °C.
5 : Ignorer le statut WADA
Les peptides GHRH et GHRP, dont le CJC-1295, figurent sur la liste WADA classe S2 (hormones peptidiques, facteurs de croissance). Pour la recherche académique pure, ce point ne change rien aux protocoles. Mais tout chercheur qui travaille en parallèle dans un cadre lié au sport de compétition doit savoir que la détection est possible et que les sanctions vont jusqu’à 4 ans de suspension.
Tarifs CJC-1295 et combos chez French Peptides en 2026
| Produit | Format | Prix | Pureté HPLC |
|---|---|---|---|
| CJC-1295 no DAC (Mod GRF 1-29) | 5 mg / 10 mg | 35 € / 65 € | ≥98 % |
| Ipamorelin | 5 mg / 10 mg | 25 € / 45 € | ≥99 % |
| Combo CJC-1295 + Ipamorelin | 10 mg pré-formulé | 62 € | ≥99 % |
| GHRP-2 (pralmoreline) | 10 mg | 20,89 € | ≥99 % |
Pour un protocole no DAC + Ipamorelin sur 8 semaines à 100 µg de chaque, 3 fois par jour : ~25,2 mg de peptide total nécessaires. Soit 3 flacons combo 10 mg (186 €) ou 5 flacons no DAC 5 mg + 5 flacons Ipamorelin 5 mg (300 €). Le combo pré-formulé est le choix logique en termes de coût et de simplicité reconstitution.
Pour le panorama prix complet face à la somatropine pharmacie, voir le guide hormone de croissance prix France 2026.
Sources scientifiques et techniques
- Teichman SL, Neale A, Lawrence B, et al. Prolonged stimulation of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone, in healthy adults. JCEM 2006;91(3):799-805. PubMed 16352683
- Ferdinandi ES, Brazeau P, High K, et al. Activation of the GH/IGF-1 axis by CJC-1295, a long-acting GHRH analog, results in serum protein profile changes in normal adult subjects. Endocrine 2009. PMC2787983
- Alba M, Fintini D, Sagazio A, et al. Once-daily administration of CJC-1295, a long-acting GHRH analog, normalizes growth in the GHRH knockout mouse. Am J Physiol Endocrinol Metab 2006. Physiology DOI
- Sackmann-Sala L, Ding J, Frohman LA, et al. Pulsatile secretion of growth hormone (GH) persists during continuous stimulation by CJC-1295. JCEM 2007. PubMed 17018654
- Raun K, Hansen BS, Johansen NL, et al. Ipamorelin, the first selective growth hormone secretagogue. Eur J Endocrinol 1998;139:552-561. PubMed 9849822
- Wikipedia. CJC-1295. en.wikipedia.org/wiki/CJC-1295
- FDA Bulk Drug Substance Nomination archive 2024. FDA-2024-N-4777
- Sigalos JT, Pastuszak AW. The safety and efficacy of growth hormone secretagogues. Sex Med Rev 2018;6(1):45-53. PMC5632578
FAQ
Quelle est la différence concrète entre CJC-1295 with DAC et no DAC en termes de protocole ?
La forme with DAC se fixe sur l’albumine sérique via un bras maléimide et reste 5,8 à 8,1 jours dans le plasma (Teichman 2006). Une administration sous-cutanée hebdomadaire suffit. La forme no DAC (Mod GRF 1-29) a une demi-vie de 30 minutes seulement, ce qui donne un pic GH bref puis retour à la baseline. Les protocoles no DAC nécessitent typiquement 2-3 administrations par jour avec une dose au coucher pour s’aligner sur le pic GH du sommeil lent profond.
Quels paliers µg/kg ont été documentés en phase 1 humaine ?
L’essai dose-escalation Teichman 2006 a évalué 4 paliers en single-dose chez 21 volontaires sains : 30, 60, 125 et 250 µg/kg. La sécurité et la tolérance étaient optimales aux paliers 30 et 60. À 125 µg/kg, l’élévation IGF-1 atteint 1,5 à 3 fois la baseline maintenue 9-11 jours. À 250 µg/kg, la relation dose-réponse devient non-linéaire et la tolérance se dégrade. C’est la zone à éviter dans tout protocole expérimental visant la reproductibilité.
Comment reconstituer un flacon CJC-1295 5 mg correctement ?
Reconstitution standard recherche : 5 mg de lyophilisat + 2 mL d’eau bactériostatique stérile = concentration finale 2,5 mg/mL. Sur seringue insuline U-100, chaque unité représente 25 µg de peptide. Un palier 100 µg correspond à 4 unités. Stockage post-reconstitution : +4 °C jusqu’à 28 jours grâce à l’alcool benzylique 0,9 %. Le lyophilisat non reconstitué se garde 24 mois à -20 °C.
Pourquoi le combo CJC-1295 + Ipamorelin produit-il une AUC GH 2-4× supérieure aux composés isolés ?
Mécanique pharmacologique simple : CJC-1295 active le récepteur GHRH-R via Gαs/cAMP, qui augmente la transcription du gène GH et amorce le pool intracellulaire stocké dans les vésicules. Ipamorelin active GHS-R1a via Gαq/Ca²⁺, qui déclenche l’exocytose des vésicules. CJC-1295 seul amorce mais ne décharge que progressivement ; Ipamorelin seul décharge mais ne réamorce pas. Combinés, on amorce ET on décharge, d’où l’AUC documentée 2-4× monothérapie en modèles porcins.
Le CJC-1295 a-t-il une AMM en France ou ailleurs ?
Non. Le CJC-1295 (with DAC ou no DAC) n’a aucune autorisation de mise sur le marché en France, en Europe, ni aux États-Unis. Le développement clinique s’est arrêté après la phase 2 dans les années 2000 sans aboutir à un dépôt d’AMM. Le composé reste strictement research use only pour des protocoles in vitro ou précliniques en laboratoire. Il figure également sur la liste WADA classe S2 (hormones peptidiques et facteurs de croissance) interdite en compétition sportive.
Stack triple (CJC + Ipamorelin + GHRP-2), c’est documenté ?
Très peu. La quasi-totalité des données peer-reviewed porte sur des combos à deux composés (un GHRH-analogue + un GHS-R1a-agoniste). L’extrapolation au triple stack relève de l’empirisme communautaire. Mécaniquement, Ipamorelin et GHRP-2 ciblent le même récepteur GHS-R1a : ajouter GHRP-2 par-dessus l’Ipamorelin n’apporte qu’une occupation supplémentaire du même verrou. Les avantages invoqués (orexigène, anabolique) sortent des effets off-target précisément à éviter en recherche moderne sur l’axe GH propre.
Reproductibilité d’abord, dosage ensuite
Le CJC-1295 est l’un des peptides GHRH les plus étudiés en recherche, mais aussi l’un des plus mal dosés sur le terrain. Confondre with DAC et no DAC, ignorer la non-linéarité au-delà de 125 µg/kg, ou reconstituer à l’eau distillée au lieu de l’eau bactériostatique : ce sont les erreurs qui ruinent la reproductibilité d’un protocole avant même la première mesure.
Les paliers Teichman 2006 restent la référence. La couche biochimique de Ferdinandi 2009 vient compléter. Et la combinaison avec Ipamorelin, documentée à 2-4× l’AUC monothérapie, reste le standard pour qui veut étudier la stimulation maximale propre de l’axe GH/IGF-1 en laboratoire.
Sourcer du CJC-1295 et combos pré-formulés en France
CJC-1295 no DAC, Ipamorelin, combo pré-formulé. Pureté HPLC garantie ≥99 %, CoA sur demande, lyophilisat 5 ou 10 mg, expédié le jour même depuis l’Europe.